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HOTEL RESTAURANT DEPUIS 1991

Ce village est situé au beau milieu de la région occupée dans l’antiquité par une civilisation de tradition Celtique, mais l’époque gallo-romaine, qu’il a été convenu d’appeller celle des « Sommets Vosgiens », dont un grand nombre de stations se trouvent à proximités de la localité, comme par exemple, les Deux Croix, le Saveux ou encore la Croix Guillaume.

Clin d’oeil sur l’histoire de Saint-Quirin

Le Donon, haut lieu religieux, entre Médiomatriques, Leuques et Triboques, n’est pas très éloigné et une voie Romaine allant vers le Nord, traversait d’ailleurs Saint-Quirin. Or, grand nombre de traditions Celtiques rencontrées au Donon, sembles se retrouver à Saint-Quirin. Comme par exemple le culte de la source et du grand chêne, arbre dont les feuilles guérissent du scorbut. On note encore bien d’autres rappels. Nous suivons cette civilisation entre le Ier siècle et IIIe siècle.

 

Pour le haut Moyen Age, et ses débuts, nous manquons de renseignements, comme c’est le cas un peu partout.

Ce n’est qu’en 966 qu’apparaît le premier nom de la localité Godelsadis, qui fait l’objet d’un don de Louis de Dagsbourg à l’abbaye de Marmoutier. En 1049 se produit un évènement miraculeux : Geppa, sœur du Pape alsacien Léon IX, revenant de Rome où elle a assisté au sacre de son frère, ramène les reliques d’un Tribun Romain martyr, Quirinus, supplicié en 132 sous Hadrien. Ces reliques sont destinées à l’abbaye de Neuss, dont Geppa est l’Abbesse. Elle passe la nuit dans notre village. Mais le lendemain, il lui est impossible de charger la châsse contenant les reliques et ces dernières doivent rester sur place dans la Chapelle Haute. Elles vont trouver abri dans un Prieuré que l’on fonde et dès 1172 l’endroit s’appelle Cella Beati Quirini.

 

Pendant les trois siècles qui suivent, Saint-Quirin et son Prieuré passent par de nombreuses vicissitudes, notamment durant les guerres de Religion et celles de Trente Ans, d’où ils sortent totalement ruinés.

 

Toutefois, une période de prospérité devait commencer à la fin du XVe siècle, lorsque le prieuré des Bénédictins avait créé, à l’annexe de Lettenbach, une verrerie qui devint célèbre et dont l’apogée se situera au XVIIIe siècle, reconstruite en 1739 après sa destruction totale au siècle précédent.

Cette prospérité permit également à Saint-Quirin la construction d’une nouvelle église et de ses annexes dans le style Bénédictin telle que nous la voyons aujourd’hui. On y trouve entre autres une magnifique chaire Baroque, des autels de belles présentations et ne l’oublions pas, à partir de 1746, le célèbre orgue Silbermann, de renommée peut-on dire mondiale.

 

Il reste encore beaucoup à dire sur Saint-Quirin mais nous manquons de place.

 

Marcel Lutz

Maître de recherches au CNRS